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Propos importunsBarbarus hic ego sum quia non intelligor illis May 17 DéménagementJe déménage !
Après avoir tenté de toutes les manières de m'habituer à la "Machine Microsoft", configuration statique, publicités étourdissantes, instabilité chronique du blogue, j'abdique...
MON NOUVEAU BLOGUE SERA DÉSORMAIS À :
May 14 ConstanceConstat historique : les mêmes vieux crimes sont commis par les mêmes vieilles crapules depuis la nuit des temps. Et cela ne changera pas. Perles« Le mépris qu’éprouvent une demi-douzaine — ou un demi-million — d’imbéciles sincères pour un homme de génie devrait nous guérir à tout jamais de notre susceptibilité absurde et de notre faculté d’être blessé par cette calomnie lapidaire que l’on nomme une insulte. » Samuel Beckett
« Je me contredis ? Eh bien, je me contredis. » Walter Whitman
« Quiconque prétend brûler de faire autre chose que ce qu’il fait, ou d’être ailleurs que là où il est, se ment à soi-même. » Henry Miller
« La seule chose dont un véritable écrivain puisse être à peu près sûr, au cours de son existence, c’est que tout le monde essaiera plus ou moins de l’empêcher d’écrire. » Ernest Hemingway, Défense du titre
« C’est parce qu’elle exprime un refus de la maturité, un opiniâtre pied de nez aux grandes personnes, à leurs soucis, à leurs ambitions, à leur mode de vie, que la diététique de lord Byron (comme plus tard celle de ses meilleurs disciples, Dostoïevski, Baudelaire, Nietzsche) est essentiellement subversive, et qu’elle manifeste une violation radicale, irréductible, de l’ordre adulte. » Gabriel Matzneff
April 05 Juste uneBouteilles débouchées Nuit insomnie Phrase bien tournée Draps froissés Discussions enflammées Feu de bois étoilé Aube douce d’été April 02 Passage de lumière en ce jour gris« Je ne sais plus ce que c’est que l’ascétisme, que l’œuvre de sanctification quotidienne, que la poursuite acharnée d’un but quelconque. Je me laisse vivre, sentir, étudier, penser, et je regarde dans mon âme, comme dans une boîte à phénomènes, sans rien déranger par l’intervention brutale et pédantesque de mon vouloir. Le découragement a fait mon détachement, le détachement s’est rabattu sur la contemplation. Je puis encore travailler au bonheur et au perfectionnement d’autrui; pour moi, il me semble que je tourne sur moi-même, sans désir, sans progrès, sans objet. Je ne deviens plus, je suis. Je ne demande qu’à être pensant et aimant et qu’à ne pas souffrir. — Je me suis pour ainsi dire supprimé du nombre des causes efficientes et finales, retranché de la société humaine, rayé de la liste des existences individuelles qui ne comptent que par leurs besoins, leurs efforts, leurs effets, leur action sur les choses ou sur les êtres, en un seul mot par leur volonté. »
Henri-Frédéric Amiel, Journal March 25 Quand on veut on peut. (Sic)
J'ai été, moi aussi, serf de ce vouloir plus puissant que soi-même, voiles toujours tendues à l'affût de la moindre brise de reconnaissance, de succès, de réussite ou d'amour. Ce ne sont pas les récifs qui m'ont soulagé de ces envies de goinfre, comme ces éclopés qui ralentissent par faiblesse sans jamais véritablement s'apaiser, mais bien la prise de conscience qu'il n'y a nulle part où aller. March 23 Incorruptible
March 22 Mon fanatismeTout ce que je fais, tout ce que je dis, tout ce que je pense, tout ce que j'écris est toujours et en tous lieux destiné à conserver cet élan viscéral, ce vouloir intrinsèque de ma personne vers le seul fanatisme que je crois supportable : le désir de liberté.
Ce sera sans doute ce qui me perdra.
Et, par ailleurs, ce qui me sauvera.
Je vois trop de jeunes vieux qui, en accostant sur les rives stériles de la maturité, baissent les voiles de leurs désirs et de leurs rêves, jetant par-dessus bord ce qu'ils sont profondément, pour des trésors promis par moult capitaines démocratiques, que personne, dans les faits, n'a jamais pu tenir entre ses mains, si ce n'est qu'écrasé du coup par le fardeau d'une vie occupée à être toujours absent à soi-même.
Ces hommes qui guident, ou que l'on prend volontiers pour guides, ne sont pas totalement à blâmer. Ils subissent eux-mêmes les méfaits de leur conscience de caillou. Le seul reproche honnête que nous puissions leur faire est d'avoir eux aussi choisi de jeter l'ancre de la médiocrité tout en espérant poursuivre leur croisière.
Mais des procès, il faudrait en tenir plusieurs : à l'ambition matérialiste, à la nonchalance intellectuelle, à la gendarmerie des pensées, au supermarché des rêves en canne, à la flatterie intéressée, à l'esclavage volontaire... March 21 Le retour de l'Union NationaleMario Dumont est le bon gars, le beau-frère qu’on aimerait bien avoir, le gendre qui fait rêver toutes les mamans qui veulent un bon parti pour leur fille. Clean cut, parler franc, regard droit : de quoi rêver… Quand Mario parle au bon peuple, ou plutôt au « vrai monde », il affirme que la direction de son parti est en ligne droite avec la Révolution Tranquille[1]. Ça sonne bien et la masse est emportée par le mot « révolution », qui chatouille son écoeurement généralisé, et, surtout, par l’adjectif « tranquille », qui rassure sa peur génétique de conquis. « On veut la Révolution Tranquille ! » On entend presque en écho « Libarté ! »… Cela montre, une fois encore, que l’adéquiste moyen, moins scolarisé[2], celui qui croit en Dumont comme à l’étanchéité des bottes en caoutchouc, aurait avantage à relire un peu son Histoire du Québec. Au risque de passer pour un « intellectuel-à-marde », comme penserait l’autre, je vais oser un petit rappel historique qui, me semble-t-il, sera bénéfique pour certains. La Révolution Tranquille était un regard vers l’avant, dans un Québec qui avait pris un retard considérable sur le reste du Canada. Ce retard était dû en grande partie à un conservatisme radical favorisé par la main mise du clergé sur la société québécoise. Des grands changements qui ont marqué cette période, on retiendra principalement l’accroissement de la taille de l’État (création, par exemple, des institutions publiques telles que la Régie des rentes du Québec et la Caisse de dépôt et placement du Québec), l’impôt progressif (impôt calculé sur des taux différents et des bases différentes), l’augmentation des droits des travailleurs et du pouvoir syndical, le transfert du contrôle de l’éducation du clergé vers les commissions scolaires, administrées indirectement par le ministère de l'Éducation et du Conseil supérieur de l'éducation, la montée fulgurante du nationalisme (qui mènera à la crise d’octobre et indirectement à l’élection du PQ en 1976), et, enfin, la renaissance des arts et de la culture. Or, que proposent Mario Dumont et son ADQ : diminution de la taille de l’État, impôt à taux unique, diminution des pouvoirs syndicaux, augmentation des droits des entreprises, suppression des commissions scolaires, autonomisme (sic). Quant aux arts et la culture, à l’évidence, il faudra repasser. Prétendre en bon populiste que son programme est en ligne droite avec la Révolution Tranquille est une affirmation totalement fausse qui montre soit l'ignorance du chef adéquiste, soit son opportunisme crasse qui profite du manque de culture historique de certains québécois. Dans les deux cas : chapeau Mario ! En fait, si l’on regarde le programme de l’ADQ de plus près, on se rend compte que c’est bien plus dans la lignée de Duplessis et de l’Union Nationale qu’il faut voir des ressemblances.
Et vous savez quoi ? Quand il a appris qu’il se faisait comparer à Maurice Duplessis, Mario Dumont, tout sourire, a déclaré : « Je prends ça comme un compliment.[4] » Que pourrait-on ajouter à ça ? [1] http://www.pcq.qc.ca/Dossiers/ADQ/LeDemagogue.htm
MISE À JOUR : 22 mars 2007 16h09 Un ami me faisait remarquer que Dumont a laissé tomber l'idée d'impôt à taux unique... Vérification faite, c'est bel et bien vrai. Mais, car il y a un mais, c'est pour proposer un impôt qui sera "moins progressif"... Faites vos jeux ! Une entrevue vaut mille imagesL'entrevue de Paul Arcand avec l'ex candidat adéquiste Jean-François Plante. À écouter au complet, je vous jure, c'est meilleur qu'un spectacle d'humour ! Une image vaut mille mots![]() Un p'tit impréu mon Mario ? Sans commentaireC.V. du candidat adéquiste Alexandre Tremblay Michaud... Allez voir ! Ce n'est pas une blague, c'est sur le site de l'ADQ :
Alexandre Tremblay-Michaud représente une partie importante de l’électorat québécois : les jeunes de moins de vingt ans. Il complète actuellement un DEC en sciences humaines avec un profil international vers la gestion des affaires. Auparavant, il a étudié au Collège Notre-Dame de Montréal, où il a gradué en juin 2006.
Personne active, Alexandre a été officier bénévole dans les cadets de l’armée avant d’être officier d’artillerie et de recrutement pour les Forces armées canadiennes. Dès l’âge de 14 ans, et jusqu’à 17 ans, il a travaillé chaque été comme instructeur et superviseur à la base militaire de Valcartier. Son expérience militaire lui a permis de vivre des moments extraordinaires lors d’un voyage d’entraînement en Angleterre, à l’été 2005. Alexandre a des idées, de l’énergie à revendre et n’hésite pas à prendre des initiatives. Et comme beaucoup d’étudiants, il a occupé des emplois à temps partiel. Il a même été emballeur dans un supermarché ! Son engagement social se manifeste entre autres par le bénévolat, comme il le fait régulièrement à l’Accueil Bonneau, au service de repas. Il a aussi participé à de l’aide humanitaire dans une coopération avec Cuba. De son expérience dans l’Armée de réserve, Alexandre tire un sens du leadership probant et un désir sincère de contribuer à améliorer les conditions de vie des gens. March 20 Boubou MacoutesQue de croyances aujourd'hui qui de s'être fardées comme des vérités se voient défendre par des lois et policées par des abrutis qui parlent fort ou des médiocres armés jusqu'aux dents. La pailleCe que j'aime chez les autres, ce n'est pas ce qui en fait des gens « normaux », de bons citoyens, de respectueux fonctionnels, mais leur part d'ombre, leurs inavouables désirs, leurs fêlures de mortels, leurs fractures anarchistes, leur décadence refoulée, leur rébellion enchaînée, leurs pulsions maîtrisées, leur nature domestiquée... Plus les robots sont bien huilés, plus je m'extasie devant les traces de rouille ! March 18 N'être qu'à soiParacelse : Alterius non sit qui suus esse potest.
Qu'il se garde d'appartenir à un autre, celui qui a la force de n'être qu'à lui-même. (ma traduction) Ceuze-làIls disent « marxiste » comme on cracherait « minable », ils prononcent « à gauche » comme s’ils lançaient « tapette »… Or, ils n’ont pour la plupart jamais lu Marx ni aucune idée précise de ce qu’est historiquement la pensée de gauche. S’ils lisaient, que dis-je, s’ils savaient lire, il me semble que cela m’aiderait à les entendre. March 17 L'enseignement de l'HistoireQuand j'observe ce pourquoi les hommes des temps anciens se sont battus, affrontés, massacrés — croyances, principes, morale, idées, convictions —, tous assurés d'avoir là des raisons suffisantes pour s'étriper, je ne peux m'empêcher de voir le ridicule, l'absurdité de toutes ces semblables affaires pour lesquelles nous nous querellons sans trêve aujourd'hui et que nous nommons, nous aussi avec certitude, bon sens ou vérité. March 16 Vendeurs à vendre« La bourgeoisie a dépouillé de leur auréole toutes les activités qui passaient jusque-là pour vénérables et qu’on considérait avec un sain respect. Le médecin, le juriste, le prêtre, le poète, le savant, elle en a fait des salariés à ses gages. »[1] Ce faisant, elle est parvenue à enfermer le créateur et son esprit dans un cercle vicieux mercantile duquel il est pratiquement impossible d’échapper, sauf par la misère. Mêmes les élans révolutionnaires, en autant qu’ils ne mettent pas en péril la structure bourgeoise, c’est-à-dire tant et aussi longtemps qu’ils demeurent dans l’espace clos de la pensée, sont récupérés par l’économie de marché et proposés comme possibilités marchandes au même titre que n’importe quel autre objet de la production commerciale consommable et jetable. Cela même que j’écris, à partir du moment où un banquier ou l’un de ses différents représentants dans l’échelle de la production et de la rentabilité littéraires y voit une possibilité de plus-value, devient potentiellement vendable et récupérable sans risque. March 15 Des bas des chefsDurant le débat, la question s’est clairement posée : comment peut-on aspirer à devenir Premier Ministre du Québec avec autant de trous noirs dans son discours et dans son programme de parti ? Dumont s’est fait planté, mais ils ne le reconnaîtront pas. « Si ça existait, on l’aurait ! ». Cassé ! J’ai failli faire dans mes culottes, d'autant plus que ce clin d'oeil populiste était adressé au plus populiste des chefs. Il faut voir la caricature de Ygreck sur ce trait de Boisclair. Boisclair, du haut de sa vilaine et désormais légendaire arrogance, a sonné tour à tour Charest et Dumont. Surtout Dumont ! Charest aussi, plus subtilement, a assené quelques gifles bien senties, principalement, lui-aussi, au chef de l’ADQ. Si bien qu’à un moment donné, je me demandais si ce dernier n’allait pas se sauver en courant. Quand mes culottes tombent à terre de la sorte, j’ai toujours envie de prendre mes jambes à mon cou. Le roi est nu... mais ça ne le dérange pas. Le prestance de Charest était impressionnante. Ça fait drôle à dire, mais il avait l’air d’un vrai Premier Ministre. Une seule fois il a failli perdre son calme : quand Boisclair ne cessait de revenir avec sa question sans réponse, il a lancé : « C’est quoi votre problème ? ». La voix donnait du côté de la panique. On reproche à Boisclair d’avoir interrompu tout le monde et tout le temps. Il est vrai que le chef péquiste prenait d’irritantes allures de pit-bull quand il s’acharnait sur ses adversaires. Mais, entre vous et moi, certaines de ses questions étaient claires et appelaient des réponses aussi claires qui ne venaient jamais. Le patinage semblait être à l’ordre du jour et, en utilisant leur langue de bois de la sorte, Charest et Dumont méritaient bien quelques coups de hache sur celle-ci. La malhonnêteté des médias s’est révélée dans toute sa vulgarité après le débat. On voyait partout les propos préfabriqués des partisans qui cherchaient à faire emporter le débat à leur chef. Adéquistes, libéraux et péquistes tiraient la couverte en enragés. Si bien qu’à la fin, elle s’est déchirée et c’est cette pauvre Rita dans son salon qui s’est ramassée le cul à l’air. Encore une fois. Que la comédie humaine continue ! March 02 À propos des électionsJe serais bien naïf, idiot même, de croire un instant que la lacheté, l'ambition acharnée et la soumission névrosée puissent cesser à mon époque. Aussi, le seul parti que je supporte inconditionnellement est le mien. Mais pour ce faire, il faut en avoir la force. Du reste, je ne me lasse pas de rire aux éclats quand j'aperçois, derrière les mises en scène bouffonnes de notre temps, les décors anxieux et les rideaux qui tombent toujours à l'instant même où quelque vérité est sur le point d'apparaître. Je n'ajouterai que ceci, qui n'est pas de moi, mais qui aurait pu l'être et me vient naturellement à l'esprit chaque jour :
"J'ai eu l'imprudence de lire ce matin quelques feuilles publiques; soudain, une indolence du poids de vingt atmosphères s'est abattue sur moi, et je me suis arrêté devant l'épouvantable inutilité d'expliquer quoi que ce soit à qui que ce soit."
Charles Baudelaire February 18 Varia dominicalLe paradoxe du feu : il réchauffe et donne de la lumière, mais il peut aussi consumer. Qu'est-ce à dire quand il est intérieur ? Attitude du lichen : attendre les rares rayons de soleil et s'en satisfaire pleinement; mieux, survivre grâce à eux.
Sentiment de malaise en relisant Bataille : est-il possible qu'un esprit puisse s'ouvrir sur tant d'idées sans carrément se fendre ?
Il n'y a qu'une seule issue pour tous : je me sens soudain léger en y pensant.
Comme un chêne, j'ancre mes pieds sur le sol et impose le silence. À qui ? À tous ceux qui cohabitent en moi. Souverain en cet instant, je peux enfin observer pour de vrai.
La sensiblerie humanitaire, champignon parasite nourri par le manque de puissance, doit être systématiquement différenciée de la compassion qui vient de la force de l'âme.
Rares sont les criminels --- au sens étatique du mot --- qui sont à la hauteur de leur crime. Une fois enlevés les brutes, les jaloux, les peureux, les faibles, les mercenaires, les malheureux, les sots et les désespérés, il ne reste presque personne.
Un ours, même profondément endormi, fait entendre un souffle terrifiant.
Athée ou non, il faut choisir son image : ou le dieu ensanglanté mis à mort par les justes, ou le danseur dionysiaque chantant et riant. Mais il n'est pas facile --- quand on ne le veut pas vraiment --- d'échapper aux nécropoles que sont inconsciemment les religions modernes. Toutes, sans exception. Et celui qui se targue de l'athéisme le plus dur est souvent le plus à même d'être fortement imprégné de religiosité en son inconscient.
February 17 Les perroquetsJe parle avec eux, je les écoute attentivement, mais tout ce que j'entends venant de leurs bouches, j'aurais aussi bien pu le lire dans le journal du matin ou la dernière revue à la mode. Ils n'ont pas d'idées, mais des opinions picorées ça et là sans distinction et sans filtre, qu'ils prennent, les malheureux, pour des idées. Ce qui germe dans leurs esprits, ce ne sont pas des pensées, mais des condensés de reportages télévisés, d'anecdotes journalistiques, de tendances médiatiques. Cela figure la plus extraordinaire transplantation de tous les temps : on a remplacé leurs cerveaux par un transistor; et sans qu'ils ne s'en rendent compte ! February 08 Sur l'autorité« Dois-je vous discipliner, ou ne dois-je pas plutôt vous faire comprendre pourquoi vous vous comportez mal ? Cela voudrait dire que, en tant qu’éducateur ou parent, je ne dois avoir aucun sens d’autorité. Je dois réellement vouloir vous aider à comprendre vos difficultés […]. Je dois vouloir que vous vous compreniez vous-même. Si je vous force, je ne vous aide pas. […] Alors je ne m’érigerais pas en autorité pour vous contraindre à faire ce que vous finiriez par faire tout seul si vous compreniez vous-même. » « D’après vous, qu’est-ce qui crée l’autorité ? Tout d’abord, il y a, en chacun de nous, le désir de trouver une façon rassurante de nous comporter. Nous voulons nous faire dire comment agir lorsque nous sommes dans l’incertitude et l’angoisse. […] C’est à cause de notre désir de trouver un mode de vie, une ligne de conduite, que nous créons l’autorité. » « Il y a des livres qui vous disent quoi faire, l’État vous dit quoi faire, vos parents vous disent quoi faire, la religion vous dit quoi faire. Et que devenez-vous ? Vous êtes écrasés, brisés. Vous ne pensez jamais, vous n’agissez jamais d’une façon vraiment vivante, parce que vous avez peur. Vous dites que vous devez obéir, sans quoi vous seriez sans ressources. Ce qui veut dire que vous créez l’autorité parce que vous voulez une façon de vivre qui vous assure une sécurité. C’est la poursuite de la sécurité qui crée l’autorité et c’est ainsi que vous devenez un esclave, un rouage dans une machine, que vous vivez sans être capable de penser et de créer. » Krishnamurti, Face à la vie February 06 Laissez venir à moi les petits enfantsLa photo a été prise dans mon village. C'est le porche de l'église, vu de près. Le panneau d'avertissement me fascine... C'est leur Christ qui doit avoir envie de s'arracher les clous des mains, descendre de sa croix et aller une fois encore péter sa coche dans le temple où ses représentants font exactement l'inverse de ce qu'il leur a enseigné. Il faudra bientôt renouveller l'assistance... et quelque chose me dit que les prospects n'auront pas envie d'aller flâner par là le dimanche. Le blogueur ingrat
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